Affichages
La livraison de Gérillon
Un article de Braldahim.
Description
Annonce officielle effectuée indiquant la création des vernis réparateurs et enchanteurs.
La livraison de Gérillon
|
Les effluves de la bière ne se sont pas entièrement dissipés lorsque Gérillon reprend la route. Pourquoi a-t-il accepté cette livraison au fait ? Ah, oui, l'apothicaire dans l'auberge, après la quatrième tournée générale. Il avait dit que c'était très important, apporter des plantes à son collègue à la capitale. Gérillon a juste eu le temps de s'équiper d'une belle épée toute neuve rangée dans son laban, et d'une écharpe de soie, et le voilà ce soir, la tête lourde, à marcher dans la plaine. Tout d'un coup le ciel lui semble plus noir. Il lève les yeux, et se découpant sur le ciel étoilé, Gérillon reconnait la forme d'un dragon. N'écoutant que sa peur, il s'enfuit à toutes jambes dans la plaine, tombant à de nombreuses reprises, poussé par la gueule de la gigantesque créature qui court aussi vite que lui, et qui semble jouer avec sa proie. Au petit matin, totalement épuisé, Gérillon se résout à affronter la créature. Est-ce le désespoir, la faim, la peur, ou tout cela à la fois ? Toujours est-il qu'il sort son épée et la brandit devant lui. Le dragon a voulu le mordre une fois de trop et s'est empalé dessus. Gérillon retire son épée qui dans le petit matin émet une lueur étrange. Il ramasse les castars et la rune sur le dragon et repart sans demander son reste. Arrivé à la capitale, Gérillon se rend chez l'apothicaire. Il sort de son laban une poignée de feuilles écrasées, racontant sa triste mésaventure avec ses chutes répétées, montre l'intérieur de son sac tout poisseux de plantes, les rations gâchées, son épée qui brille… L'apothicaire lui a tout acheté. Son laban, les plantes écrasées, les ragouts et l'épée. Il a aussi parlé d'une grande découverte, d'une révolution alchimique, de mélange de plantes… Il avait l'air content et excité à la fois. Gérillon n'a pas tout compris, mais il s'en fiche. D'un pas décidé il rentre dans l'auberge, et va s'installer au comptoir. Il pose sa bourse sur le bar et demande au tenancier combien il vendrait son échoppe. Parce que pour lui l'aventure, c'est terminé : il change de métier… Un peu plus tard dans la journée, l'apothicaire place une grande affiche sur sa porte. "Ne pas déranger. Travail important. A la réouverture, venez découvrir nos nouveaux vernis réparateurs et enchanteurs !" |
|---|